3 septembre 2020 - 14:18
Macron, Israël et les Hachd...

Puisque le président français, en visite en Irak se soucie désormais si intensément de la souveraineté irakienne au point d'en parler lors de son point de presse conjoint avec le PM Kazemi, qu'il s'y intéresse spécialement!

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA): Au moment où le Premier ministre irakien Kazemi croyait prendre de court les Irakiens et le monde entier en révélant son intention lors de cette conférence de presse, de reconstruire avec l'aide de la France la centrale nucléaire de Tamuz, laquelle centrale a été bombardée en 1981 par Israël, la méga raffinerie de Qayyarah, située au sud de Mossoul brûlait dans le feu. Quelques 13 équipes de pompiers luttent à l'heure qu'il est contre les flammes dans cette raffinerie qui en 2014, alors sous l'occupation de Daech produisait déjà quelque 1 millions de dollars de pétrole de contrebande par jour mais sans grand succès.

Des réservoirs entiers partent en fumée à quelques kilomètres d'une base aérienne, l'une de celles que les troupes US ne veulent perdre pour rien au monde. Le feu rappelle d'ailleurs celui qui s'est déclaré il y a deux semaines dans le méga gazoduc syrien qui ravitaille depuis l'Egypte et la Jordanie Damas, Homs, Hamas et la côte est, feu qui a plongé pour plusieurs jours la moitié de la Syrie dans l'obscurité. L'incendie de Qayyarah est d'origine inexpliquée, selon une première enquête, tout comme ces autres incendies qui ont frappé tout au long du mois de juillet et d'août des silos de céréales ou des champs agricoles à Najaf, à Karbala ou encore à Mossoul. D'ailleurs ces explosions et incendies ont précédé l'incident du 4 août à Beyrouth à la faveur de quoi la diplomatie de la France d’Emmanuel Macron a retrouvé quelque couleur et on dit que leur élément déclencheur serait identique : un ciblage à l'EMP, une bombe nouvelle... 

Or la coïncidence entre le feu à Qayyarah et l'annonce enthousiaste de la remise en état de la centrale atomique de Tamuz devrait alerter M. Macron puisqu'il est porteur d'un message. Lequel? Cette Amérique sous le drapeau de qui la France souhaite continuer à agir en Irak, n'est pas du genre à laisser Paris investir dans le secteur stratégique de production d’électricité nucléaire, ni d'ailleurs dans aucun autre secteur. L'Allemand Simens en sait quelque chose: les entreprises US, qui vampirisent les différentes secteurs économiques irakiens ont à plusieurs reprises sapé les accords que Bagdad a voulu signer avec l'Allemand quitte à faire perdurer la crise de l'électricité dont l'Amérique profite comme d'un levier de pression. L'incendie de Qayyarah situé à quelques kilomètres d'un centre de complots US pourrait donc bien se produire aussi dans n'importe quel projet économique que la France entamerait en Irak. 

L’enthousiasme du PM Kazemi risque donc de faire long feu surtout que la centrale atomique de Tamuz, la première fois construite par la France (74) puis  bombardée par Israël le sera aussi une seconde fois toujours par ce même Israël. A moins qu'il s'agisse d'un subtile plan : En Irak, M Macron a appelé à l'aide Kazemi pour présenter son plan de "paix" pour la Syrie! Pour une France dont les forces spéciales continuent à travailler à l'idée d'un Kurdistan syrien indépendant, c'est un peu limite. A moins qu'on y voie une façon très "frenchy" de chercher subtilement à faire sortir l'Irak de l'axe de la Résistance, à le placer face à la Syrie, bref à préparer le terrain à une normalisation avec Israël. C'est seulement dans ce cadre qu'on pourrait comprendre le projet d'une résurrection de la centrale de Tamuz. 

Au Liban, Jupiter a dit reconnaître le Hezbollah à titre d'acteur politique. En Irak aussi, l'intérêt de la France "souveraine" est bien convergente avec celui de la Résistance irakienne qui représente une grande partie du peuple irakien qu'avec celui des Etats-Unis. A propos, le feu à Qayyarah n'a pas tardé à être riposté. La Résistance irakienne ayant pris pour cible de leur attaque un énième convoi militaire US à Diwaniyah. Al Alam fait état de l’explosion d’une bombe dans la province de Babylon sur le trajet d'un convoi militaire US, explosion qui a provoqué un énorme incendie. Le bilan des pertes ou des dégâts a été automatiquement censuré par la coalition. Un autre incendie qui mérite l'attention du chef de l'Elysée s'est produit il y a quelques heures: une copieuse attaque à la roquette a visé l'une des sociétés dites de sécurité britannique, G4S, une filiale du MI6. Là encore le bilan des pertes reste à élucider...

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